Copier-coller et partager en un seul clic : une perte de plusieurs millions pour le secteur créatif belge
À l'occasion de la Journée mondiale du droit d'auteur, des auteurs et des éditeurs sensibilisent les voyageurs à la gare de Bruxelles-Central au coût caché de la copie et du partage numériques de textes et d'images sans autorisation
23 avril 2026 - À l'occasion de la Journée mondiale du droit d'auteur, auteurs et éditeurs s'interrogent aujourd'hui sur le droit d'auteur dans le monde numérique et sur le coût de la créativité non rémunérée. Plus de la moitié des entreprises belges ne disposent pas d'une couverture de licence adéquate, ce qui fait que les créateurs belges perdent chaque année pas moins de 3 millions d'euros de revenus provenant des droits d'auteur sur les textes et les images. C'est pourquoi Johnny, le perroquet orange vif, mascotte de la licence numérique bizili by Reprobel, confronte aujourd'hui les voyageurs de la gare de Bruxelles-Central au coût réel d'un simple copier-coller ou partage numérique.
« Chaque jour, des textes, des photos et des images sont copiés et partagés en masse sans l'autorisation de leurs créateurs. Non seulement sur papier, mais aussi en ligne. Il est tout à fait permis et possible de simplement lire un texte, mais dès que vous le copiez-collez ou le partagez, vous entrez dans un autre domaine : celui du droit d'auteur. Il n’y a rien de mal à imiter ses collègues au travail, mais cela doit se faire dans le respect du droit d’auteur. C’est pourquoi nous attirons symboliquement l’attention – via Johnny et ses « ailes coupées » – sur un problème majeur dans le monde numérique d’aujourd’hui : l’absence de rémunération équitable pour notre créativité belge. Nos auteurs et éditeurs perdent chaque année au moins trois millions d’euros en raison de l’utilisation non autorisée de leurs textes et images », déclare Jean-Paul Langhoor-Beitia, le CEO de Reprobel.
Internet est une jungle composée de millions de textes et d'images souvent protégés par le droit d'auteur. Pour copier ou partager des textes et des images sous forme numérique, ou pour les imprimer, vous devez légalement disposer d'une licence si cela est fait à des fins professionnelles.
«Les gens ne se rendent pas compte qu'ils copient, partagent en interne ou en externe, ou présentent en ligne de nombreux œuvres ou extraits protégés. Sous forme numérique et sur papier. Mais le droit d’auteur numérique doit lui aussi être respecté. Grâce à bizili by Reprobel, les entreprises et les indépendants sont en règle en matière de droit d’auteur pour les textes et les images, et nos créateurs belges sont rémunérés comme il se doit. Chaque entrepreneur contribue ainsi lui-même à notre secteur créatif belge », ajoute le CEO de Reprobel.
4 entrepreneurs belges sur 10 sont déjà couverts, les autres sont à la traîne
bizili by Reprobel est un ensemble de licences qui couvre à la fois les reproductions sur papier (photocopies et impressions) et les formes les plus courantes de reproduction et de diffusion numériques de textes et d'images protégés par le droit d'auteur, qu'ils soient belges ou étrangers. Il s'agit notamment de littérature spécialisée, d'articles juridiques, éducatifs ou scientifiques, d'ouvrages de fiction et de non-fiction, d'œuvres journalistiques, de sites web informatifs, de photos, d'illustrations, de peintures ou de bandes dessinées.
Aujourd’hui, plus de 90 000 entreprises et indépendants belges ont déjà souscrit à bizili by Reprobel, soit environ 40 % du public cible. Plus de 65 accords sectoriels liés à cette licence ont également été conclus, dans pratiquement tous les secteurs professionnels. Et pourtant, le message du secteur créatif ne parvient toujours pas à passer suffisamment.
« Nous constatons que beaucoup trop d’entreprises ne font toujours aucune déclaration ou font une « ‘déclaration nulle’. Elles ne paient donc rien, mais ne bénéficient par conséquent d’aucune couverture numérique. Elles s’exposent ainsi à un risque de non-conformité considérable. C’est un problème, car en 2026, l’utilisation numérique de textes et d’images représentera 90 % des actes d’utilisation relevant du droit d’auteur dans le secteur privé. Par ailleurs, nous constatons que de nombreux entrepreneurs ne connaissent pas suffisamment les règles du droit d’auteur. Le droit d’auteur est pourtant un droit de propriété intellectuelle et donc un droit d’interdiction. La reproduction et la diffusion numériques d’œuvres protégées, ou d’extraits de celles-ci, ne peuvent légalement se faire sans l’autorisation des titulaires de droits. De nombreux entrepreneurs pensent en outre à tort que ce qui est ‘libre’ sur Internet peut être copié ou partagé librement sans restriction en matière de droits d’auteur », explique Kurt Van Damme, Head Licensing, Legal & Int’l chez Reprobel.
Reprobel soutient le secteur créatif belge depuis 30 ans. En tant que société de gestion des droits d’auteur, elle a déjà réparti plus d’un demi-milliard d’euros entre auteurs et éditeurs.
Plus d’informations sur www.bizili.be.
Contact presse
Maxence Paternotte
Anna Lauwaerts
À propos de Reprobel
Reprobel (www.reprobel.be) est la société de gestion collective des droits d'auteur des auteurs et éditeurs belges. Elle est agréée par le ministère et opère sous la supervision du SPF Économie. Reprobel perçoit les redevances légales pour la reprographie, l'enseignement/la recherche et le prêt public et propose également, via bizili by Reprobel, une licence numérique complémentaire pour les secteurs privé et public. En 2025, Reprobel a perçu près de trente millions d'euros hors TVA. Après déduction de ses frais de gestion limités, elle redistribue l'intégralité des redevances perçues aux ayants droit par l'intermédiaire de ses sociétés de gestion membres représentant les auteurs et les éditeurs.

