Détox du foie : entre tendance bien-être et vrai message de prévention
Nouvel épisode d’Ortis Talks : le Professeur Nicolas Lanthier et Marco Gianfrancesco décryptent les rôles essentiels du foie et les bons réflexes pour le préserver
Elsenborn - Il filtre, transforme, stocke, produit, élimine… et travaille sans interruption, 24 heures sur 24. Pourtant, le foie reste souvent l’un des organes les plus méconnus de notre organisme. Essentiel à la digestion, au métabolisme et à l’élimination de certaines substances, il joue un rôle clé dans notre équilibre général. Et contrairement à d’autres organes, il peut se détériorer pendant des années sans provoquer de symptômes visibles.
Dans ce nouvel épisode d’Ortis Talks, Marco Gianfrancesco, responsable des affaires scientifiques chez les Laboratoires Ortis, échange avec le Professeur Nicolas Lanthier, hépatologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc, afin de mieux comprendre le rôle du foie dans l’organisme et les habitudes de vie qui contribuent à le préserver.
Un organe discret mais indispensable
Le foie est un organe vital : il est impossible de vivre sans lui. Comme le rappelle le Professeur Lanthier, il assure des centaines de fonctions différentes, mais certaines sont particulièrement essentielles à notre équilibre quotidien.
Il participe d’abord à la production de protéines indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, notamment pour soutenir les défenses immunitaires. Il joue également un rôle central dans la gestion de l’énergie en stockant et en libérant du glucose selon les besoins de l’organisme, notamment pendant la nuit, lorsque l’organisme est à jeun.
Le foie intervient aussi dans la digestion grâce à la production de bile, nécessaire à l’assimilation des graisses. Enfin, il agit comme un véritable système d’épuration : placé à la sortie du tube digestif, il contribue à transformer et éliminer certaines substances nocives, des médicaments ou du métabolisme avant qu’elles ne circulent dans le reste de l’organisme.
Quand le foie souffre en silence
Si le foie est aussi essentiel, il présente pourtant une particularité qui complique la prévention : il ne donne pas toujours de signaux d’alerte. Certaines atteintes hépatiques peuvent ainsi progresser pendant des années avant d'être détectées.
Cette évolution est généralement silencieuse : excès de graisse dans le foie, inflammation, fibrose… les atteintes peuvent progresser lentement, sans douleur particulière. Lorsque des signes plus visibles apparaissent, comme une jaunisse, une rétention d’eau dans les jambes ou l’abdomen, ou encore des saignements digestifs, la maladie est souvent déjà à un stade plus avancé.
« Le foie ne donne pas de symptômes particuliers au début. On peut développer un excès de graisse dans le foie, puis de l’inflammation, puis une destruction lente et progressive qui mène à du tissu cicatriciel, de la fibrose, sans ressentir aucun symptôme. Lorsque le foie est plus abîmé, on peut avoir des signes très aspécifiques, comme de la fatigue. Quand la maladie évolue davantage, des signes visibles peuvent apparaître, comme une jaunisse, une rétention d’eau dans les jambes ou dans le ventre, ou encore des saignements digestifs. Mais à ce stade, la maladie est déjà beaucoup plus avancée », analyse Professeur Nicolas Lanthier, hépatologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc.
Les bons réflexes pour prendre soin de son foie
Pour préserver la santé du foie, le Professeur Lanthier insiste avant tout sur l’importance de la prévention. Une alimentation équilibrée, variée et modérée en sucres et en graisses constitue une première base essentielle.
L’activité physique régulière joue également un rôle clé. Les muscles et le foie sont étroitement liés sur le plan métabolique : maintenir des muscles en bonne santé contribue aussi au bon fonctionnement de l’organisme dans son ensemble.
La consommation d’alcool doit, elle aussi, rester raisonnable. Le Professeur Lanthier recommande notamment de prévoir au moins deux jours par semaine sans boisson alcoolisée, voire davantage selon les situations individuelles.
Enfin, d’autres habitudes du quotidien peuvent contribuer à préserver le foie : maintenir un rythme veille-sommeil régulier, éviter l’automédication excessive et demander conseil à un professionnel de santé avant la prise de certains médicaments, dont certains peuvent être toxiques pour le foie.
Détox du foie : une idée à nuancer
Très populaire sur les réseaux sociaux, la « détox du foie » suscite de nombreuses interrogations. Pour le Professeur Lanthier, le message doit rester simple : avant de chercher à détoxifier son foie, il faut surtout éviter de l’intoxiquer.
« La détox du foie est un terme très à la mode, que l’on entend beaucoup dans le grand public et sur les réseaux sociaux. Comme professionnel de santé, le message que je voudrais faire passer, c’est qu’avant de détoxifier le foie, il faut surtout éviter de l’intoxiquer. Le plus important est donc d’agir en prévention, à travers un mode de vie sain. Cela passe d’abord par une alimentation équilibrée, diversifiée, pas trop riche en sucres ni en graisses. Il faut aussi pratiquer une activité physique régulière, car des muscles en bonne santé participent au bon fonctionnement du foie », explique Professeur Nicolas Lanthier, hépatologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc.
Prévenir plutôt que corriger
Certaines plantes, comme le chardon-Marie, l’artichaut ou le pissenlit, sont étudiées pour leur intérêt dans le soutien des fonctions hépatiques et digestives. Riches en antioxydants ou associées à la stimulation de la sécrétion biliaire, elles peuvent accompagner le bon fonctionnement du foie et s’intégrer dans une approche globale du bien-être digestif.
« La santé du foie se construit surtout dans la durée. Il ne s’agit pas de chercher une réponse ponctuelle ou une solution miracle, mais d’adopter des habitudes qui soutiennent l’organisme au quotidien. Alimentation, activité physique, sommeil et modération sont des leviers essentiels. Dans ce cadre, certaines plantes peuvent avoir un rôle intéressant pour accompagner le confort digestif et le bon fonctionnement hépatique », détaille Marco Gianfrancesco, responsable des affaires scientifiques chez Ortis
Vous souhaitez en savoir plus ?
Le Professeur Nicolas Lanthier et Marco Gianfrancesco sont disponibles pour des interviews personnalisées. Ils peuvent notamment apporter un éclairage sur le rôle du foie dans l’organisme, les maladies hépatiques souvent silencieuses, les facteurs de risque liés au mode de vie, ainsi que la place de la prévention et des solutions naturelles dans le maintien d’une bonne santé hépatique.
Maxence Paternotte
À propos des Laboratoires Ortis®
Fondés en 1958 en Belgique par la famille Horn, les Laboratoires Ortis® sont l’un des pionniers européens de la phytothérapie. Depuis plus de six décennies, les Laboratoires développent des solutions de santé naturelles en combinant savoir-faire traditionnel et validation scientifique.
Référence sur le transit intestinal (lent ou rapide), Ortis déploie également son expertise dans des domaines clés tels que la digestion, les remontées acides, le foie, la vitalité, l'immunité, le stress, le sommeil ou encore le microbiote. Les Laboratoires Ortis se distinguent par une maîtrise exigeante de chaque étape de la chaîne de valeur, de la sélection rigoureuse des plantes dans leur biotope naturel à la fabrication et la distribution en passant par l’analyse en laboratoire, l’extraction et la standardisation des principes actifs, la formulation en synergies de plantes efficaces, selon des cahiers des charges très stricts et soutenus par des preuves scientifiques.
Cette approche globale, rare dans le secteur de la phytothérapie, permet aux Laboratoires Ortis® de garantir des solutions naturelles, efficaces, sûres, fiables et conformes aux exigences des autorités de santé.