Enquête Touring : le casque de vélo le plus cher n’est pas forcément le plus sûr

L’organisation de mobilité Touring et son homologue allemand ADAC se sont penchés sur 14 casques de vélo pour adultes, tous populaires dans le monde de la petite reine. Touring a fait part de ses conclusions lors de la semaine de la mobilité. Et étonnamment, le casque le plus cher n’est pas celui qui protège le mieux en cas d’accident de vélo. Au contraire, c’est même l’un des moins chers. Touring conclut que le prix ne doit pas être le principal facteur lorsqu’on choisit son casque. En la matière, la visibilité et le comportement sur la route sont des règles de base plus importantes.

Tout d’abord, la bonne nouvelle : les 14 casques de vélo testés offrent une bonne protection en cas d’accident. Mais Touring et ADAC ont noté quelques différences notables en matière de protection, de confort et de matériaux.  L’enquête révèle que ceux qui privilégient avant tout la protection ont tout intérêt à se tourner vers l’Urban Plus de Fisher. Ce casque à 45 euros obtient en effet le meilleur résultat en la matière. En revanche, dans les 14 casques testés, l’Omne Air Spin de POC (160 €) est celui qui arrive tout en bas du classement. Si, outre la protection, vous attachez une grande importance au confort et au matériau utilisé, vous devriez alors opter pour le city i-vo MIPS d’Uvex (120 €). Dans ce domaine, le City 500 Bowl de B'Twin (35 €) est celui qui arrive en queue de peloton. Toutefois, il est à noter que ce casque offre également une protection suffisante.

5 règles d’or pour un bon casque

Sur la route, il va sans dire qu’il est préférable de porter un casque que de rouler sans. Plusieurs études montrent que le risque de blessure grave à la tête est réduit de 60 % lorsqu’un cycliste porte un casque. En outre, 37 % des personnes décédées qui n’en portaient pas seraient probablement encore en vie si elles en avaient porté un. Néanmoins, il est important de prendre en compte les différents éléments d’un casque de vélo. Touring est bel et bien conscient qu’il existe pléthore de casques de vélo et que l’offre ne se limite pas aux 14 testés. C’est la raison pour laquelle le club de mobilité énonce cinq règles d’or pour un bon casque.

  1. N’achetez jamais un casque sans l’avoir essayé
    Un casque doit être confortable et bien ajusté. Par conséquent, regardez toujours à quel point il est facile de l’ajuster à la taille de votre tête, ainsi que la facilité avec laquelle la lanière s’ouvre et se ferme. Vérifiez également si le casque ne vous dérange pas une fois que vous enfourchez votre vélo, surtout si vous avez des lunettes. C’est la raison pour laquelle Touring recommande de toujours se rendre dans un magasin physique où il vous est possible d’essayer différents casques et de les tester en roulant.
     
  2. Vérifiez la visibilité
    De nombreux accidents de vélo se produisent juste parce que le cycliste n’est pas assez visible. Touring recommande donc de choisir un casque doté au minimum d’éléments réfléchissants sur la coque et la jugulaire. Si le casque est équipé d’une lumière, c’est évidemment encore mieux ! Les casques de couleur claire, comme le jaune ou le blanc, sont également plus visibles de jour comme de nuit.
     
  3. Remplacez un casque après une chute
    Vous chutez et voyez que votre casque n’a pas l’air abîmé ? Achetez-en quand même un nouveau ! Des dommages invisibles peuvent avoir affecté les propriétés d’absorption des chocs de votre casque. Voilà pourquoi il est préférable de ne pas non plus acheter de casque d’occasion. Cela ne veut pas pour autant dire qu’un nouveau casque doit vous coûter bonbon. Certaines assurances contre les accidents de vélo vous remboursent le coût d’un nouveau casque si vous avez fait une chute avec le précédent.
     
  4. Vérifiez le matériel
    Les casques doivent pouvoir résister à la chaleur et ne doivent pas contenir de produits chimiques nocifs pour la peau. Pour en avoir le cœur net, jetez un œil sur les étiquettes officielles qui se trouvent à l’intérieur du casque. Un casque qui se déforme ou provoque une irritation de la peau sous l’effet de la chaleur ne ferait que nuire à votre sécurité. Vérifiez également si le casque est doté de trous d’aération. Il n’y a rien de plus désagréable que de rouler avec un four sur la tête.
     
  5. Choisissez en fonction de vos besoins
    Enfin, il est important de tenir compte de votre utilisation du vélo. Est-ce pour le sport ou pour aller travailler ? Chaque situation appellera un type de casque différent. Alors qu’un casque « urban » ou « city » est plus arrondi et moins aérodynamique qu’un casque « racing », il n’en reste pas moins plus élégant. En conséquence, le casque « urban » ou « city » est plus adapté à vos déplacements domicile-lieu de travail. Les casques « racing », quant à eux, sont davantage destinés aux plus sportifs d’entre nous.
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Lorenzo Stefani Corporate Communications Manager, Touring
Sander Vanlouwe PR Consultant, Bepublic
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