Journée mondiale de la lèpre : une maladie vieille de près de 4 000 ans touche encore 200 000 personnes par an

Comme chaque année, des bénévoles descendent dans la rue pour vendre les marqueurs bien connus

BRUXELLES – Ce dimanche 25 janvier marque la Journée mondiale de la lèpre. Action Damien sonne l’alarme : alors qu’un traitement efficace existe depuis des décennies, la lèpre est encore présente dans plus de deux tiers des pays du monde. « Il est inacceptable que des personnes souffrent encore de la lèpre alors que c’est une maladie qu’on peut prévenir et guérir », déclare Action Damien. Ce week-end, des bénévoles se mobilisent partout en Belgique afin que cette “maladie oubliée” reçoive une attention politique, médiatique et financière suffisante au regard de son impact réel.

La lèpre est l’une des maladies les plus anciennes connues de l’humanité, avec des traces remontant à près de 4 000 ans. En Europe occidentale, elle a presque entièrement disparu après le XVIᵉ siècle grâce à l’amélioration des conditions de vie, mais elle reste aujourd’hui un problème majeur de santé publique dans plusieurs régions du monde. Pourtant, depuis 1981, une association efficace d’antibiotiques permet de soigner les patients.

Une avancée médicale freinée par les inégalités sociales

L’idée que la lèpre appartiendrait au passé doit être revue de toute urgence. Les chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) restent alarmants et stables : toutes les deux minutes, une personne apprend qu’elle a la lèpre. Cela représente près de 200 000 nouveaux cas chaque année dans le monde. L’objectif de réduire de 70% le nombre de nouveaux cas d’ici 2030 est aujourd’hui menacé. La maladie est encore présente dans 129 pays, principalement dans des régions marquées par la pauvreté et des conditions de malnutrition, de manque d’hygiène et de promiscuité, comme l’Inde, le Brésil, l’Indonésie ou la République démocratique du Congo.

« La lèpre est un exemple typique de maladie tropicale négligée. Les moyens d’interrompre la transmission de la maladie existent, mais le financement doit rester suffisant. Sans cela, des milliers de personnes restent privées de diagnostic et de soins, par manque d’accès aux structures de santé. Ce n’est qu’en renforçant les systèmes de santé et en continuant à investir dans la recherche que nous pourrons éliminer la maladie », souligne Pascale Barnich, directrice générale d’Action Damien.

Une course contre la montre

Aujourd’hui, trois millions de personnes dans le monde vivent avec un handicap causé par la lèpre, simplement en raison d’un manque de prise en charge précoce. Sans diagnostic et traitement rapides, la maladie peut avoir de lourdes conséquences: douleurs chroniques et séquelles permanentes, allant de déformations physiques des mains, des pieds et au visage, à la cécité. La lèpre est unique en ce sens que les handicaps causés par la maladie peuvent être progressifs et s’aggraver avec le temps, à mesure que les lésions nerveuses évoluent. On estime ainsi que 20 à 30% des personnes affectées par la maladie développent des séquelles pendant ou après leur traitement. Une étude récente menée aux Comores par Action Damien et l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers a démontré qu’un traitement préventif chez les personnes en contact avec des patients permet de réduire le risque de développer la maladie de 44%.

Des marqueurs contre la stigmatisation

Mais la souffrance physique n’est souvent pas la plus lourde à porter. La lèpre est associée à des croyances profondément ancrées, souvent à l’origine de discriminations, entraînant l’isolement social des patients. Et, malgré les avancées médicales et son traitement efficace, la maladie et ses séquelles visibles continuent d’alimenter les peurs.

C’est pourquoi la campagne de cette année accorde une attention particulière à la stigmatisation et à l’exclusion des personnes touchées par la lèpre. Action Damien mise également sur la sensibilisation des communautés, des pratiques d’auto-soins à domicile et des chirurgies réparatrices, afin que les personnes affectées puissent retrouver leur autonomie.

Lors du week-end de campagne (du 23 au 25 janvier 2026), des centaines de bénévoles sillonneront les rues de toute la Belgique pour vendre les marqueurs bien connus et progresser vers l’élimination de la lèpre – et des idées reçues qui l’accompagnent. Un geste de solidarité qui reste indispensable tant que l’accès aux soins de santé n’est pas une réalité pour des millions de personnes en situation de vulnérabilité.

À propos d'Action Damien

Action Damien est une organisation médicale belge non-marchande qui se mobilise en faveur des personnes affectées par la tuberculose et par des maladies tropicales négligées de la peau telles que la lèpre et la leishmaniose. Depuis plus de 60 ans, nous partageons cette expertise en matière de santé publique dans le cadre de partenariats solides partout où nous nous mettons au service des populations précarisées et où nous pouvons faire avancer la recherche. Nous intervenons pour renforcer les systèmes de santé, en appui et à la demande des autorités nationales de 13 pays.

Notre mission est d’agir pour un accès équitable à une santé robuste, dans toutes les régions du monde, dont la Belgique. Afin que plus personne ne souffre ou ne meure de maladies qu’on peut prévenir et guérir.

Contact presse

Arnaud Verwacht

Arnaud Verwacht

PR Consultant, Bepublic Group

 

 

 

 

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