La première maison de transition wallonne ouvre ses portes à Enghien

Le Ministre de la Justice, Koen Geens, le Bourgmestre de la Ville d’Enghien, Olivier Saint-Amand ainsi que le Directeur général des Établissements Pénitentiaires, Rudy Van De Voorde, le Directeur général de G4S ad-interim, Luc Priem et le Directeur général de Exodus Nederland, Jan Van Gils  ont inauguré aujourd'hui la première maison de transition pour détenus en Wallonie. Grâce à ce projet, le gouvernement veut faciliter la réintégration des détenus dans la société. Des spécialistes de G4S Care, la filiale de la société de sécurité G4S qui accompagne les personnes en situation précaire, ainsi que Exodus Nederland seront responsables de l’encadrement des détenus dans la maison de transition.

Le concept de maison de transition est nouveau en Belgique : des détenus sont accompagnés à la fin de leur peine hors des murs de la prison afin d’être réinsérés dans la société. Les participants qui résident dans les maisons de transition sont des profils “à faible risque”, pour qui un environnement à haute sécurité n'est pas une nécessité. Ils ne constituent donc pas une menace pour les riverains. Au regard du concept, la Belgique s’est inspirée de celui qui existe déjà aux Pays-Bas. Les maisons de transition font partie intégrante de la politique de détention depuis 35 ans. Le succès de cette forme de détention a été prouvé scientifiquement. Il s’est aussi avéré que les participants des maisons de transition aux Pays-Bas courraient moins de risque que les autres détenus de retomber dans la criminalité. Afin de parvenir à une plus grande différenciation dans la politique de détention en Belgique, le ministre de la Justice Koen Geens a décidé de donner une chance à ce concept en Belgique, dans le cadre du Masterplan « Prisons et internement ».

« Un détenu doit se préparer à sa réinsertion dans la société. Une maison de transition donne au détenu la chance de vivre progressivement cette transition. Les détenus y habitent en toute autonomie, cherchent un emploi et s’occupent de l’entretien. En outre, le risque de récidive diminue après un séjour en maison de transition. Je suis heureux qu'Enghien se joigne aujourd'hui à ce nouveau projet afin de contribuer à une société plus sûre.»

Koen Geens, ministre de la Justice

 

“La mise en place d’une maison de transition, dispositif nouveau et unique en Belgique, est le fruit d’une collaboration étroite entre deux partenaires, G4S et  la DGEPI, et avec l’implication de la ville d’Enghien. Un des objectifs de la maison de transition est d’améliorer le passage de la vie carcérale vers la vie dans la société et dès lors de favoriser la réinsertion de certains profils de détenus en toute sécurité. La DGEPI s’engage à œuvrer en ce sens. En tant que projet pilote, nous accorderons une attention particulièrement approfondie à son évolution en vue de tirer tous les enseignements utiles de cette nouvelle modalité d’exécution de la peine.”

Rudy Van De Voorde, DGEPI

 

2e Projet pilote

La maison de transition d'Enghien est, après Malines, une deuxième phase du projet pilote. Enghien devient ainsi la première ville wallonne à disposer d'une maison de transition. Le fonctionnement des deux maisons de transition sera évalué après un an. Une évaluation positive pourrait permettre une expansion du concept dans d'autres villes. Jusqu'à présent, la Ville de Malines et le SPF Justice sont satisfaits du fonctionnement de la maison de transition à Malines. Le bourgmestre Olivier Saint-Amand est convaincu que cette coopération sera également couronnée de succès à Enghien.

"En donnant une chance à ce nouveau concept, nous voulons contribuer à une société inclusive et plus sûre. Nous croyons à la réussite de ce projet et avons confiance dans la coopération avec le système pénitentiaire et les opérateurs de la maison de transition. Dans le cadre de ce projet, la sécurité de nos riverains est centrale et nous continuerons à la garantir."

Olivier Saint-Amand, Bourgmestre d’Enghien

 

Guidage constant

La maison de transition d'Enghien peut accueillir 15 participants. Un système de contrôle d'accès et de caméras de sécurité garantit que les participants - comme ce qui se fait dans les prisons - ne peuvent pas simplement quitter la maison de transition. Les participants des maisons de transition sont encadrés par des travailleurs sociaux, des psychologues et des criminologues de G4S Care. Ces spécialistes ont pour objectif d'aider les détenus à redevenir des membres autonomes de la société. 

« Les participants des maisons de transition doivent prendre activement leurs responsabilités. Nos collaborateurs les aideront à différents niveaux, à savoir trouver un emploi et un logement, construire un réseau social et donner un sens à leur vie. L’objectif est de permettre aux participants d’œuvrer à la réussite de leur réinsertion et de pouvoir, à l’issue de leur peine, se construire une nouvelle vie et se prendre en charge. »

Luc Priem, PDG-ad intérim de G4S

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