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Les dirigeants d’entreprises belge aimeraient que leurs clients acquittent leurs factures plus rapidement, mais ils paient eux-mêmes leurs fournisseurs de plus en plus tardivement

Les dirigeants d’entreprises belge aimeraient que leurs clients acquittent leurs factures plus rapidement, mais ils paient eux-mêmes leurs fournisseurs de plus en plus tardivement

Enquête Intrum : deux entreprises belges sur trois craignent une augmentation des défauts de paiement

Selon le European Payment Report 2021 du prestataire de services financiers, Intrum, les entreprises belges appliquent le principe du « deux poids, deux mesures » pour leur facturier d’entrées et de sorties. Elles estiment que les paiements ponctuels sont cruciaux pour une bonne relation de confiance client-fournisseur. Néanmoins, bon nombre d’entre elles essaient d’obtenir des délais de paiement plus longs alors qu’elles exigent des paiements à l’échéance de leurs propres clients. « La moitié des entreprises s’étripe actuellement en autorisant des délais de paiement plus longs », explique Christophe De Boeck, porte-parole d'Intrum.

Payer et être payé à temps, rien ne semble plus évident. Pour de nombreuses entreprises, cependant, la pandémie de coronavirus a compliqué le respect des obligations financières ainsi que l’encaissement des factures à l’échéance. Selon le European Payment Report 2021 du prestataire de services financiers, Intrum, tant les PME que les grandes entreprises ont accepté plus souvent, au cours de l’année écoulée, des délais de paiement qui ne leur convenaient que moyennement. Près de la moitié des dirigeants d’entreprise belge (44 %) affirment même que les délais de paiement convenus actuellement sont si généreux qu’ils risquent de mettre en péril leurs propres activités.

Le fossé se creuse
Par ailleurs, les retards de paiement, à savoir le délai entre l’échéance de paiement convenue et la date de paiement réelle, augmentent fortement: de 7 jours pour les instances publiques, de 10 jours pour les clients professionnels et de pas moins de 11 jours pour les particuliers. Ce fossé qui se creuse est assez préoccupant pour les PME qui disposent de moins de réserves financières depuis la pandémie de coronavirus et qui dépendent largement de la stabilité de leur trésorerie.

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Bien que près de la moitié des chefs d’entreprise belge (48 %) s’attendent à des problèmes de liquidités chez leurs clients au cours des douze prochains mois, les craintes d’une importante récession en Europe en 2021 s’estompent quelque peu. Pourtant, deux entreprises sur trois pensent que le risque de défaut de paiement va se renforcer.

"Le risque accru de non-paiement est principalement lié aux craintes latentes qu'il y ait encore des répliques de la crise du Covid19 et surtout dans les secteurs les plus touchés. L'arrêt des moratoires et les aides gouvernementales alimentent également cette demande. Chez Intrum, nous constatons que les entrepreneurs qui pensent à l'avenir optimisent aujourd'hui la gestion de leurs débiteurs".
Christophe De Boeck, porte-parole d'Intrum.

Ce principe du « deux poids, deux mesures » augmente le risque de manque de liquidités
Il ressort de l’enquête menée par Intrum que les entreprises belges sont unanimes pour dire qu’il incombe socialement aux grandes entreprises de payer les PME à temps. Pourtant, les chefs d’entreprise reconnaissent aussi ne pas vraiment réfléchir aux répercussions négatives d’un paiement tardif de leurs factures sur les finances des PME auprès desquelles ils achètent des produits ou des services. Dans la pratique, la politique de paiement appliquée envers les fournisseurs n’est donc pas toujours la plus exemplaire.

"Alors que les entreprises continuent de resserrer leurs exigences en matière de paiement, celles qui comptaient sur de larges reports de paiement pour assurer leur survie se retrouvent en difficulté. En raison de leur trésorerie précaire, les entreprises adoptent une certaine partialité. D’une part, elles essaient d’avoir leur argent plus vite en resserrant la vis des crédits accordés à leurs clients. D’autre part, elles essaient de conserver plus longtemps leurs maigres liquidités en reportant leurs paiements à leurs fournisseurs le plus tardivement possible. Non seulement cette attitude est répréhensible, mais elle pourrait également avoir des conséquences à terme sur notre économie en cas de pénurie de liquidités au niveau de certains éléments stratégiques tels que le recrutement de nouveaux employés ou les investissements dans la digitalisation et l'automatisation."
Christophe De Boeck, porte-parole d'Intrum
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Christophe De Boeck - Intrum Belgium
Christophe De Boeck - Intrum Belgium

À propos du European Payment Report 2021
Depuis 1998, Intrum publie le European Payment Report chaque année. Il s’agit de la 16e édition de ce rapport pour la Belgique, celui-ci se concentrant sur les risques de paiement à l’échelle nationale.

Le rapport se fonde sur une enquête réalisée simultanément entre le 26 janvier et le 16 avril 2021 dans 29 pays européens. Au total, quelque 11 187 entreprises européennes actives dans 11 secteurs différents ont participé à cette enquête, dont 503 en Belgique.

Christophe De Boeck Spokesperson Intrum Belgium
Ken Standaert PR Consultant Bepublic

 

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