Six Belges sur dix sont moins dépensiers qu’avant la pandémie

Six Belges sur dix sont moins dépensiers qu’avant la pandémie

Étude réalisée par Intrum : le caractère durable des produits influence de plus en plus la décision d’acheter (ou non) des Belges

  • La moitié des jeunes n’éprouvent aucun sentiment de culpabilité à payer en retard les factures envoyées par les entreprises peu respectueuses de l’environnement.
  • Six Belges sur dix de la classe moyenne optent plus souvent pour une réparation pour éviter de devoir acheter de nouveaux produits.
  • Six Belges sur dix ne peuvent pas se permettre de consommer aussi durablement qu’ils le souhaiteraient, pour des raisons financières.

Six de nos compatriotes sur dix achètent moins qu’avant la pandémie, selon la nouvelle étude réalisée par le prestataire de services financiers Intrum. Le caractère durable des produits joue un rôle de plus en plus grand dans le comportement d’achat de plus de la moitié des Belges. Près de la moitié des parents belges déclarent que leur prédilection à la durabilité les incite à limiter leurs dépenses, et 44 % de la génération Z n’éprouvent aucuns remords à payer en retard les entreprises non éthiques.

Selon le nouveau rapport European Consumer Payment Report publié par Intrum, les consommateurs de 24 pays européens sont davantage enclins à limiter leurs dépenses et à évoluer vers un mode de vie plus circulaire. Cette tendance pose de nouveaux défis pour les entreprises, le caractère durable des produits devenant effectivement décisif pour les ménages et les jeunes.

« Nos conclusions mettent en lumière la nécessité pour les entreprises de mieux comprendre le ressenti des consommateurs vis-à-vis de l’impact des entreprises sur l’environnement, à savoir leur profil de développement durable. Il ressort de notre enquête que les consommateurs, dont notamment les plus jeunes d’entre eux, exercent une pression sur les entreprises en matière de durabilité, par le biais de leur consommation. En s’impliquant davantage dans le développement durable, les entreprises peuvent limiter les risques et poursuivre leur croissance. »
Christophe De Boeck, porte-parole de Intrum

Vivre durablement est souvent (trop) onéreux et incite à être moins dépensier
La majorité des répondants sont moins dépensiers qu’avant la pandémie, pour réduire leurs déchets ou pour vivre plus simplement. Ainsi, 58 % des Belges déclarent acheter moins qu’avant la pandémie. Le caractère durable des produits joue un grand rôle à cet égard. Les Bruxellois de la Région Bruxelles-Capitale (66 %), les personnes touchées financièrement par la crise du coronavirus (66 %), la classe moyenne (62 %), la génération X (61 %) et les personnes hautement qualifiées (61 %) se distinguent particulièrement. Soulignons également que les ménages avec enfants accordent souvent plus d’importance au caractère durable des produits (61 % contre 57 %).

« Il est probable que l’enthousiasme de nos jeunes, comme en témoignent les nombreuses manifestations pour le climat, n’y soit pas étranger. Notre enquête montre que de plus en plus de gens réparent ou recyclent plutôt que d’acheter de nouveaux produits, notamment les +45 ans (64 %) et la classe moyenne (66 %). »
Christophe De Boeck de Intrum

Néanmoins, le prix des produits éthiques ou respectueux de l’environnement empêche de nombreux Belges de vivre aussi durablement qu’ils le souhaiteraient. Six Belges sur dix estiment ne pas pouvoir se le permettre. Pour les consommateurs à faibles revenus, il s’agit même de sept personnes sur dix qui déclarent qu’elles opteraient pour un mode de vie plus durable si elles pouvaient se le permettre financièrement.

Les consommateurs sanctionnent les entreprises non éthiques et peu respectueuses de l’environnement
Près de la moitié des Belges (45 %) affirment ne pas acheter les produits d’une entreprise qui nuit à l’environnement. Ce chiffre grimpe même à 68 % en ce qui concerne les consommateurs portugais et à 62 % pour les consommateurs grecs, des pays victimes d’importants feux de forêt l’été dernier. Quatre Belges sur dix (43 %) sont persuadés qu’ils peuvent utiliser leur pouvoir d’influence en tant que consommateurs pour induire des changements positifs dans la société. Trois Belges sur dix (28 %) et 44 % de la génération Z n’éprouvent aucun remord à payer en retard les factures des entreprises qu’ils qualifient de non éthiques.

« Nous assistons à une pression toujours plus forte de la part des consommateurs sur les grandes entreprises pour que celles-ci leur prouvent leur caractère durable. Directement, mais aussi indirectement. La ponctualité des paiements envers leurs fournisseurs, par exemple, est un élément qui influence aussi le profil durable général de l’entreprise et donc aussi ses relations avec le large public. Le législateur va également veiller à l’établissement de relations plus durables avec les fournisseurs au moyen d’une nouvelle législation (loi concernant la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales qui entrera en vigueur le 10 février 2022) et permettra ainsi notamment aux PME de disposer de plusieurs outils importants pour contrer les abus de pouvoir. »
Christophe De Boeck de Intrum
Christophe De Boeck - Intrum Belgium
Christophe De Boeck - Intrum Belgium

À propos du European Consumer Payment Report 2021
Le European Consumer Payment Report 2021 publié par Intrum est un instrument qui permet de mieux comprendre la vie quotidienne des consommateurs européens : leurs dépenses et leur capacité de gestion des finances du ménage sur base mensuelle. Le rapport se fonde sur une enquête réalisée par Longitude dans 24 pays européens. Au total, quelque 24 012 consommateurs ont participé à cette étude. Le travail sur le terrain a été réalisé du 27 juillet au 24 août 2021. Le rapport sera disponible dans son ensemble à partir du 30 novembre 2021.

À propos de la société Intrum n.v.
La société Intrum est un prestataire de premier plan dans le secteur des services de Credit Management. Présente dans 24 pays européens, la société Intrum aide les entreprises à prospérer en leur proposant des solutions pour améliorer leurs flux de trésorerie et leur rentabilité tout en tenant compte de leurs clients. Tout en veillant à ce que les consommateurs et les entreprises reçoivent le soutien nécessaire pour sortir de l’endettement. Telle est la mission d’Intrum. La société compte une dizaine de milliers de collaborateurs dévoués, au service de près de 80 000 entreprises réparties aux quatre coins de l’Europe. La société, dont le siège est sis à Stockholm en Suède, est notée à la bourse Nasdaq Stockholm. Pour de plus amples informations, veuillez consulter www.intrum.com.

Christophe De Boeck
Christophe De Boeck Spokesperson Intrum Belgium
Ken Standaert
Ken Standaert PR Consultant Bepublic