Un enfant sur 25 grandit privé d’un foyer chaleureux

SOS Villages d’Enfants demande à ce que les enfants vulnérables reçoivent plus de soutien pendant la crise du coronavirus

Un enfant sur 25 en Belgique grandit encore sans foyer chaleureux et sans l’amour et les soins essentiels de ses parents ou de sa famille. Un chiffre inquiétant qui ne s’est pas amélioré lors du confinement du mois de mars : les centres psycho-médico-sociaux (PMS) de Flandre ont ainsi vu leurs interventions dans le cadre de problèmes familiaux augmenter de 27 %. SOS Villages d'Enfants tire à nouveau la sonnette d'alarme et demande à chacun de soutenir les familles vulnérables. « Les enfants doivent se recentrer sur leur bulle familiale. Mais que faire si cette bulle est défaillante et ne leur offre pas ce dont ils ont besoin ? », s’interroge Hilde Boeykens, directrice de SOS Villages d’Enfants.

Jusqu'au 15 novembre inclus, les enfants ne peuvent plus se rendre à l’école et y voir leurs amis et leurs enseignants. SOS Villages d'Enfants espère que les écoles pourront rouvrir leurs portes après les congés car, selon l'organisation, les enfants qui grandissent dans une situation familiale difficile risqueraient de perdre un réseau de soutien très important.

« Pour la deuxième fois cette année, les enfants doivent se recentrer sur leur bulle familiale. Mais que faire si cette bulle est défaillante ? Après le confinement du mois de mars, nous avons reçu des messages de nombreuses familles qui tiraient la sonnette d'alarme. Il s'agissait en général de familles qui rencontraient déjà des difficultés avant le confinement. Certains parents se sont retrouvés sans emploi et des problèmes ont fait surface encore plus rapidement que d’habitude à cause du stress supplémentaire causé par la crise. Cela a eu de nombreuses conséquences pour les enfants. Depuis le mois d'août, nous accueillons en Wallonie et en Flandre des enfants de familles qui ne parvenaient plus à s’en sortir. »

Hilde Boeykens, directrice SOS Villages d’Enfants Belgique

Des recherches menées par le Commissariat aux Droits de l'Enfant durant le confinement précédent ont confirmé cette tendance : deux enfants sur trois faisant parfois face à de la violence ont indiqué avoir été davantage confrontés à des agressions au sein de leur famille pendant le confinement. En Flandre, les centres PMS ont également signalé une augmentation de 27 % des interventions dans le cadre de problèmes familiaux en comparaison avec la même période l'année dernière.

SOS Villages d'Enfants lance un appel au soutien

SOS Villages d'Enfants demande donc à ce que plus d’attention soit accordée à ces enfants vulnérables dans le cadre d'une nouvelle campagne qui débute aujourd'hui. L’organisation peut compter sur le soutien de la comédienne Serine Ayari, de Vilvorde : « Pour chaque enfant, grandir est un défi. Il faut acquérir de nombreuses compétences, passer par toute une palette d'émotions, découvrir de nouveaux mondes... Et tous les enfants ne reçoivent pas le même soutien de leur famille. Certains sont acceptés en toute circonstance, d'autres doivent se battre pour être vus. Pouvoir compter sur un foyer chaleureux et des parents qui vous soutiennent est le minimum nécessaire. Mais que faire lorsque vous ne pouvez même pas vous reposer sur cela ? C'est pour les enfants dans cette situation que je me suis engagée dans cette campagne. »

SOS Villages d'Enfants invite donc à accorder une attention particulière aux familles vulnérables qui nous entourent pendant les mois à venir. En faisant un don mensuel à SOS Villages d’Enfants, tout le monde peut soutenir les projets belges de l'organisation, comme le Village d’Enfants SOS Chantevent près de Marche-en-Famenne. Le projet accueille des enfants ne pouvant (temporairement) pas grandir auprès de leurs parents biologiques.

Une vue d’ensemble des projets de SOS Villages d’Enfants est accessible ici : https://www.sos- villages-enfants.be/projets.

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